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Ambulancier est désormais une fonction officielle
de Professionnel de Santé,
dont la formation obligatoire est sanctionnée par un Diplôme d’Etat.
Ces deux aspects sont fondamentaux pour assumer une mission de santé avec délégation de service public.
La position des ambulanciers dans l’échelle statutaire de la santé est particulière, dans la mesure où les ambulanciers étant, le plus souvent, seuls et responsables de leur patient, parfois dans
des contextes aigus, agissent indépendamment de toute hiérarchie hospitalière. Ils constituent même souvent le premier vecteur de contact visuel et physique extra-hospitalier, notamment dans les
cas d’urgence.
Cette autonomie et ce niveau de responsabilité font notamment la particularité et l’intérêt du métier.
Si un long travail reste à faire pour rendre la profession accessible par voie scolaire, ce Diplôme d’Etat marque cependant une étape historique et nécessaire dans la Profession.
Mais attention, l’inadéquation de la tarification conventionnelle au contexte économique et social des entreprises de transports sanitaires fait entrer la profession, si reconnue soit-elle, dans
une période de tension sans précédent.
Des convoyeurs de vie sous pression
Confrontés à la détresse des malades, au stress de la circulation, les ambulanciers assurent un vrai service public.
Jacques ne parle plus. Les yeux braqués sur la chaussée, les mains crispées sur le volant,
l’ambulancier est ailleurs. La sirène résonne sous les tunnels du périphérique, le gyrophare illumine les murs, les voitures s’écartent en urgence pour laisser passer l’ambulance. A l’arrière,
Pascal, 22 ans, est immobile. Seules ses paupières esquissent un léger mouvement. Atteint d’une sclérose en plaques en phase terminale, le jeune homme est tétraplégique. Un tuyau sort de sa gorge
pour l’aider à respirer. La machinerie médicale égrène ses « bips » réguliers. Il fait chaud. Il ne faut pas traîner. Une panne des appareils et le jeune homme est
condamné.
Jacques n’aime pas cette course. Son collègue Christophe non plus. Le patient
est trop jeune, trop mal. « À chaque fois que je le vois, ça me travaille. Je sais qu’il n’y a que la mort au bout », glisse
Jacques, la quarantaine, salarié depuis quatre ans de la compagnie des ambulances « X».
Quatre ans à convoyer les malades jour et nuit au milieu des bouchons, à les écouter, à les rassurer. Quatre années d’un travail stressant, éreintant, sous-payé et peu considéré. « Dernière roue du carrosse » sanitaire, comme ils se jugent eux-mêmes, méprisés par le personnel médical, ces forçats du brancard constituent
pourtant un maillon indispensable de la chaîne médicale.
Un rôle social.
« Ce n’est pas le médecin qui encaisse, c’est nous », commente Jacques. « Lorsque tu dois emmener un client chaque semaine à la chimio, que tu passes deux
heures aller-retour avec lui, c’est à toi qu’il parle de sa maladie, qu’il annonce, par exemple, qu’il a rechuté… » Même Michel Kollembach, médecin au sein de la compagnie, le
reconnaît : « Les ambulanciers portent tout le poids psychologique du malade. Le soignant ne passe pas plus d’un quart d’heure avec lui alors qu’eux
le côtoient plusieurs heures dans le véhicule ». Même sentiment pour le patron des ambulances « X» : « Le vrai rapport humain
est avec l’ambulancier, pas avec le médecin. C’est aussi un facteur de guérison, notamment pour les gens isolés. Ils ont un rôle social très important. Et quand un client régulier décède, ils
vont parfois à l’enterrement, car ils font presque partie de sa famille ».
Dans le camion, Jacques a retrouvé un peu de sa sérénité. L’ambulance s’éloigne de la
ville. Le trafic est moins dense. Il coupe la sirène. « C’est vrai que les malades nous parlent beaucoup de leur fatigue, de leur
maladie, de la lassitude des transports. Nous, on apprend à les connaître, à repérer leurs petites habitudes. On essaie aussi de parler d’autre chose, de l’actualité, de la
vie ».
À ses côtés, Christophe, 25 ans, revient sur ses premiers transports : « Je n’oublierai jamais ce petit bout de chou de
deux ans, sans cheveux, atteint d’un cancer généralisé. Il faut savoir prendre de la distance, mais dans la réalité, c’est très difficile ».
Il y a la maladie, mais aussi le milieu social, le cadre de vie. « On entre chez les gens, dans leur appartement, leur intimité. Et là on voit des choses
terribles, surtout des personnes âgées qui vivent dans des conditions misérables », insiste Jacques. La semaine passée, il a enfilé gants et masque de protection. Mais rien à faire, « la puanteur était insoutenable. Dès le rez-de-chaussée, l’odeur se répandait dans l’immeuble ». En pénétrant dans le logement, il découvre un
vieillard, végétant au milieu des immondices.
Une grande disponibilité.
Sortie d’autoroute. L’ambulance entre dans la petite cité en marche arrière. La mère est à la fenêtre. Les portes du camion s’ouvrent. Jacques et Christophe descendent le
brancard. L’accès est malaisé. Au bout du couloir, il faut porter Pascal. La mère tourne autour des ambulanciers, leur parle sans cesse. Eux tentent de rester concentrés. L’appartement est envahi
par le matériel médical. Dans la chambre d’adolescent, un lit d’hôpital occupe presque toute la pièce. Un poster de Bob Marley est caché derrière la perfusion. Une peluche d’enfant trône sur un
meuble. Ils installent Pascal sur le lit. Le garçon ne bouge pas. Le regard vide rivé au plafond. Il faut aspirer sa salive qu’il ne parvient plus à avaler. Les ambulanciers ressortent de la
pièce, échangent quelques mots avec la mère qui s’agite. Elle aimerait les retenir, discuter un peu avec eux. Mais ils n’ont pas le temps. Pas aujourd’hui. Il faut repartir. Sur le pas de la
porte, la mère se calme et glisse doucement : « ils sont gentils, plein d’humanité ».
Mais les ambulanciers sont déjà dans le véhicule. Christophe a pris le volant. L’ambulance s’enfonce dans le trafic. Il fait chaud. Il est bientôt 18 heures et les deux collègues sont sur la
route depuis presque dix heures. Cette fois-ci, plus de sirène permettant de se faufiler dans les bouchons. Le fourgon revient à vide et le « trois tons » est interdit. L’ambulance est
un véhicule comme les autres. « Les embouteillages aussi, c’est du stress », estime Christophe, qui rappelle que « l’ambulance est, par définition, toujours en retard ». Un retard qui leur vaut parfois les foudres du patient ou du personnel hospitalier. Ce
dernier n’étant jamais en reste pour afficher son mépris à l’endroit des ambulanciers. « Il se fiche de nous, oublie de nous prévenir quand le malade est
contagieux et donne l’impression qu’on le dérange lorsque l’on arrive avec un malade », rapporte Jacques. « Ils sont mal traités par les
hôpitaux, confirme le docteur Kollembach, rattaché à la compagnie. Sauf quand je suis avec eux, parce que je suis médecin ». Un
mépris difficile à vivre pour ces hommes à qui l’on demande parfois d’exécuter des formalités administratives qui incombent normalement à l’hôpital. « Ils en profitent. Ils essayent de nous refiler leur travail. Comme si nous n’en avions pas assez, soupire l’un des ambulanciers. Et à chaque fois, on perd encore
du temps ».
Un véhicule vient se glisser devant l’ambulance. Christophe au volant doit piler net. « Un taxi, en plus ! » se récrie Jacques, qui
reprend aussitôt : « moi j’aime bien mon métier. J’aime les déplacements et les contacts humains. Je préfère cela plutôt que de rester dans un
bureau toute la journée. Même si je dois bosser plus de 200 heures par mois ».
Car l’ambulancier est un professionnel de santé qui ne compte pas ses heures. Placés sous le régime complexe des équivalences, les salariés du secteur travaillent facilement entre 200 et 230
heures mensuelles pour un salaire qui dépasse rarement les 1400 € nets.
Fidéliser les salariés.
Société« X », une des plus grosses entreprises de la région, avec sa vingtaine de véhicules, a choisi, elle, de fidéliser ses salariés. « C’est sûr que le CPE, c’est pas notre truc, explique de façon amusée son patron. Nous, nous payons toutes les heures effectuées, et plutôt au-dessus du minimum » (ca existe ça?) Une nécessité, presque, dans un secteur où la durée moyenne d’exercice ne dépasse pas les six ans (trois ans et demi sur Paris). Et qui manque actuellement de 16 000 professionnels, soit près de 30 % des effectifs actuels. L’activité, soumise à l’économie de marché, est aussi largement tributaire des hôpitaux, « qui n’hésitent pas à marchander, à la baisse, les tarifs auprès des compagnies » L’ambulance quitte le périphérique. la « base » est proche.
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Notre métier
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Ambulancier, un partenaire actif de l'urgence
Professionnel de la santé et soignant, mais uniquement reconnu comme transporteur (Cela arrange tout le monde surtout les politiques et certain employeurs),
l'ambulancier fait partie intégrante de la chaîne des soins. Il en est un des premiers maillons.
Formé en école spécialisée (Les Centres d'Enseignements des Soins d'Urgences (CESU), il maîtrise les connaissances paramédicales, techniques administratives et pratiques
nécessaires à ce métier.
Formations et diplômes le placent en tête des intervenants
en matière de secourisme professionnel.
Il est prêt à agir quotidiennement aux côtés des malades
dont l'état nécessite une assistance et peut évoluer au cours du transport.
Il assure également un grand rôle d'accompagnement, d'information,et de santé public, parfois de confidant, doit être rassurant pour le patient dont l'univers a
parfois été soudainement bouleversé, doit apporter soins et assistance à toute personne quelle que soit son âge, sa religion et son origine ethnique, le tout le dans le respect de
cette dernière y compris le secret médical et professionnel.
De plus l'ambulance privée est le moyen de secours, de soins d'urgence
et de transport sanitaire le moins onéreux pour le malade et pour la collectivité.
Ses missions
L’ambulancier effectue le transport et transferts des blessés et des malades au moyen
D’un véhicule spécialement adapté et équipé. Transporteur spécialisé et auxiliaire médicale, il est donc amené à se
rendre en de nombreux et divers endroits ainsi que différents types de services hospitaliers.
Il intervient souvent en urgence à la demande du SAMU (Garde départementale) ou des médecins de ville, au domicile ou autres lieux privés et sécurisés (Or
accident de voie publique (pompiers, interventions pouvant nécessité du matériel de désincarcération).
- Travaille souvent en collaboration avec d'autres professionnels de santé et du sauvetage (notament le SMUR).
Intervenant à part entière dans la chaîne des soins, dont il est le premier maillon, l'ambulancier est capable, d'estimer l'état de gravité d'un malade ou
bléssé et en fonction, d'apporter les premiers secours en utilisant au besoin des Appareils d’assistance et matériel médicale.(réanimation, oxygénothérapie, désinfection d'une plaie,
immobilisation...), égalementet de trasmettre toute ces données au médecin régulateur du SAMU.
il assure également le conditionement pour évacuation du malade ou bléssé selon sa pathologie
Autant de gestes essentiels qui peuvent sauver une vie ou éviter des séquelles graves.
De plus il est necessaire de posséder un bon sens du relationnel,
de savoir écouter, également faire preuve de politesse, tact, discrétion, sang-froid, réactivité, posséder une bonne résistance physique et nerveuse et
surtout savoir travailler dans le respect de la personne.
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