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NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Publié dans : NOS CONDITIONS DE TRAVAIL
Samedi 12 juillet 2008

Un ambulancier décédé
faute d’avoir eu un minimum de relève.

Côtes-d'Armor 5 Juillet 2008

Le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express.
Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans[...]Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours.


 Les secours auprès de notre collègue.

     

Extrait du reportage LCI

 

Pas de sangle

Selon un employé de l'hôpital de Saint-Brieuc souhaitant rester anonyme, le jeune homme "très baraque" venait de traverser une phase d'agitation, "de celle où ils veulent tout casser". D'après cette même source, le patient était allongé sur le brancard non sanglé. Au bout de 10 minutes de trajet, à hauteur de la commune de Plérin, "le patient réussit à ouvrir la porte du véhicule", raconte Bastien Diacono, le procureur adjoint du tribunal de Saint-Brieuc.

Dans des circonstances encore indéterminées, le malade entraîne dans sa fuite l'ambulancier. Les deux tombent sur le bitume. L'ambulancier ne se relèvera pas. Le patient, lui, passe la glissière de sécurité sur le terre-plein central. Le jeune homme est percuté par une voiture arrivant en sens inverse.

 
Notre avis 

Un problème parmi tant d'autres, mais cette fois ci un collègue y a laisser la vie, ce qui confirme ce que l'on a toujours dit nous ne sommes pas de simple"transporteur" mais des professionnels de santé formés et diplômes. Ce ne sont pas des colis que nous prenons en charge mais des personnes, malades de surcroît, avec leurs différents problèmes et pathologies.
Je n'ai jamais vu un chauffeur routier se faire éjecter de son camion par un colis qu'il transportait.

Le deuxième Hic, c'est

La transmission d'informations entre le personnel soignant et les ambulanciers quand on voit qu'il faut parfois se "battre" pour avoir un minimum de relève, les fameux « on a pas à vous le dire, ça vous regarde, vous n’êtes pas tenue au secret médical. » TANT DE CHOSE COMPLETEMENT FAUSSE !!! DUE CERTAINEMENT A L’IGNORANCE  DE CE QU’EST REELEMENT NOTRE METIER ET NOS CAPACITES, BEAUCOUP DE PERSONNE CROIT SAVOIR MAIS EN FAIT,

NE VOIT QUE LA PARTIE EMMERGEE DE L’ICEBERG.

Il nous est donc nécessaire d'obtenir certaines informations à caractère médicales, que cela soit pour notre sécurité mais avant tout pour celle du patient et également son confort.

(RAPPEL:les ambulanciers sont tenus au secret médico-professionnel et ils ont la responsabilité intégrale du malade le temps de leurs mission, donc, aptes au secret partagé.) 

Un malade psycatrique ayant une phase d'agitation même calme sera sanglé au minimum d'une ventrale par précaution, car on le sait ce genre de patient est totalement imprévisible.

Lors d’intervention en urgence nous avons le temps d’apprécier la situation, alors que lors d’un transfert cela est beaucoup plus difficile le patient étant souvent déjà médicé.

 

Si les informations citées plus haut avaient été transmises, cela aurait certainement engagés nos collègues à sanglé le malade et l'on aurait pu ainsi éviter se drame. Alors qu’un patient au demeurant calme a notre arrivé pourra être emmené sans contentions, le fait d’être sanglé étant parfois plus traumatisant pour le patient qu’autre chose.


Dommage qu'une fois de plus il faille attendre un mort pour amener une réflexion sur le sujet.

Nos pensées accompagnent sa famille, sincères Condoléances.

 

 

 

 

 


Les faits:

SAINT-BRIEUC. - « C'est une histoire hors norme. Avec cette affluence sur la RN12, on a frôlé une catastrophe plus grande encore. » Le procureur adjoint, Bastien Diacono et les secouristes restent marqués par la scène qu'ils ont découverte, samedi, peu après 13 h, à la hauteur de Plérin (Côtes-d'Armor). « Deux corps allongés de chaque côté de la quatre voies, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre. »

Quelques dizaines de minutes plus tôt, une ambulance de la toute jeune société Urge ambulances revenait du centre hospitalier de Saint-Brieuc pour véhiculer un patient vers l'hôpital psychiatrique de Bégard, à 50 km. Un homme âgé de 27 ans doit y être transféré à la demande de sa famille. Quelques heures auparavant, il a tenté de mettre fin à ses jours, en voulant sauter d'un pont.

Un témoin a tenté de le stopper

Alors que le véhicule est en route, le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express. Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans, qui reste à terre. Le patient, lui, se relève et entreprend de traverser la route. « Un témoin l'a saisi par le bras pour l'arrêter dans son élan », raconte un automobiliste. Mais l'homme réussit à traverser le rail de sécurité et à se lancer dans le flot de circulation. Une voiture le heurte brutalement. L'intervention des secours ne permettra pas de le réanimer.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours. Son collègue, conducteur, a, lui aussi, été hospitalisé, extrement choqué.

Transport à risque

Pour Bastien Diacono, le représentant du parquet, « cela pose la question de la condition de transport de l'individu atteint de pathologie psychologique ». Pourquoi le malade n'a-t-il pas été attaché ? Sa dose de tranquillisants était-elle suffisante ?

« Nous ne sommes que des exécutants, témoigne Yann Kerleau, président du syndicat départemental des ambulanciers. Le transport est prescrit par un médecin avec consignes particulières. » Mais l'évaluation n'est pas toujours aisée.

« Ce sont des transports à haut risque, estime-t-il. Il n'est pas rare que nous ayons des problèmes avec des malades agités. » Son équipe a déjà été confrontée à une tentative d'étranglement, une agression... «Quand c'est une hospitalisation contre la volonté de la personne, j'oblige mes collègues à attacher les chevilles et les poignets. C'est plus délicat quand la personne est sensée et volontaire.»


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France

  Vos réactions   sur le Forum

  • le 08/07/2008 à 12h07

    Condoléances à la famille de cet ambulancier, et encore une fois un grand bravo et merci, a tous ses hommes et femmes, qui mettent leur vie en danger, pour en sauver d'autres
    Moi, Chez moi

  • le 07/07/2008 à 21h17

    J'ai moi un fils policier qui doit souvent transporter ce genre d'individu à ste anne et qui a été blessé personne n'en parle
    Mimi, Val de reui

  • le 07/07/2008 à 20h58

    Bonjour je suis CCA depuis plus de 20 ans avant les médecins discutaient avec les ambulanciers maintenant un ordre de mission une prescription medicale de transport (bon de transport) et les ambulanciers débrouillez vous scandaleux!!! ou va t on ? les ambulanciers sont la derniére roue de la charrette savez vous que nous sommes des transporteurs qui bénéficient de la convention collective des transports routiers !? un camion de bananes, de viande ou une ambulance la même convention scandaleux j'aime mon métier mais actuellement il est temps que les différents ministéres de tutelle se réveillent en tout cas toutes mes condoléances attristées pour ce collégue qui a laissé la vie pour un "fada"' à qui le tour ?
    Ambulancier catalan, Perpignan

  • le 07/07/2008 à 18h53

    étant moi même ambulancier , je ne peux qu'être ému et énervé en lisant cet article , car cela fait des années que l'on cri au loup en disant qu'un tel drame se produirai et on nous riait au nez , car parfois ces transports ce font même en Véhicule Sanitaire Leger ce qui veut dire qu'il n'y a qu'un ambulancier dans le véhicule et que ce serait-il passait si le véhicule était aller percuter un car d'enfants ? Il est temps de reglementer correctement ce genre de transport mais encore une fois il faut un drame pour que l'on se penche sur notre metier malheureusement il est trop tard pour notre collegue , condoléances à la famille et bon courage

    Marpin, Saint-calais

     

     

Publié dans : NOS CONDITIONS DE TRAVAIL
Lundi 22 octobre 2007
Voici les points principaux de l’avenant n°3, modifié suite à l’intervention du président de la cnic,
Avenant qui fut présenté en paritaire 
le 15 Octobre 2007.

 
  • Les dispositions du point « Limites maximales » du a) Temps de travail effectif sont complétées comme suit :
La durée maximale hebdomadaire de travail des personnels ambulanciers roulants ne peut excéder 48 heures en moyenne sur un trimestre ou toute autre période plus courte qui pourrait être mise en place dans l'entreprise par accord d'entreprise]… [Pour vérifier le respect de la limite maximale fixée au paragraphe ci-dessus, le temps de travail s’apprécie conformément aux définitions données par les dispositions communautaires en vigueur. En conséquence cette limite maximale s’apprécie sans application du régime de pondération.
 
  • services de permanence:
Pour 75 % de leurs durées
 
En dehors des services de permanence:
Pour 90% de leurs durées.
 
Le coefficient de décompte à 90% est atteint dans les deux ans qui suivent l’entrée en application de la première étape prévue par l’accord
 
 
A la date d'entrée en application de l'avenant n°3
A la date du 1er anniversaire
A compter de la date du 2ème anniversaire
Coefficient de décompte
83%
86%
90%
  • Cycles de travail
En cours de cycle, si la durée hebdomadaire du travail excède 42 heures, les heures excédentaires sont rémunérées au taux majoré des heures supplémentaires en vigueur.
La rémunération de ces heures est versée lors du règlement du salaire du mois au cours duquel le dépassement est constaté.
A compter de l'entrée en vigueur de l’avenant n°3 du 15 octobre 2007 à l’Accord-cadre du 4 mai 2000 la mise en place d’un régime de modulation du temps travail doit obligatoirement faire l’objet d’un accord d’entreprise. Les accords conclus antérieurement à l’entrée en vigueur de cet avenant continuent à produire leurs effets
 
  • Contingent d’heures supplémentaires est modifié comme suit :
 
 Contingent hors dispositif d'aménagement/réduction du temps de travail devient « Contingent hors modulation du temps de travail »
 
A la date d'entrée en application de l'avenant n°3
A la date du 1er anniversaire
A compter de la date du 2ème anniversaire
Contingent annuel d'heures supplémentaires
220 heures
320 heures
385 heures
Les heures supplémentaires effectuées à l’intérieur et, le cas échéant, au-delà du contingent conventionnel d’heures supplémentaires ci-dessus, ouvrent droit aux majorations, et, le cas échéant, à l’attribution d’un repos compensateur, dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur et au regard du mode de décompte du temps de travail appliqué dans l’entreprise.
 
 
 
 
  • Salaire mensuel professionnel garanti – SMPG, l’article 12. 6. Dimanche et jours fériés travaillés est modifié comme suit
 
Salaires mensuels professionnels garantis Barèmes garantis à l’embauche Personnels ouvriers
 
 
 
A compter de l’entrée en application de l’avenant n°3
A la date du 1er anniversaire
A la date du 2ème anniversaire
 
Taux horaire
Affichage SMPG
Taux horaire
Affichage SMPG
Taux horaire
Affichage SMPG
Emploi A
8,58015€
1304,18€
8,7732€
1333,53€
8,9487€
1360,2€
Emploi B
9,4392 €
1434,76€
9,6516€
1467,04€
9,8446€
1496,38€
 
En application des règles fixées par l’accord-cadre du 4 mai 2000 modifié, le montant des indemnités pour travail de dimanche et jours fériés des personnels ambulanciers est fixé à :
 
18,43 € à compter de la date d'entrée en application de l'avenant n°3,
18,89 € à compter de la date du 1er anniversaire,
19,26 € à compter de la date du 2ème anniversaire
 
·         Il est crée un nouvel article 18 Travail de nuit, rédigé comme suit
 
Tout travail entre 22 heures et 5 heures est considéré comme travail de nuit.
Une autre période de 7 heures consécutives comprise entre 21 heures et 7 heures comprenant en tout état de cause la période 24 heures/5 heures peut être substituée, par accord d’entreprise ou d’établissement, à la période ci-dessus mentionnée.
 
Conformément aux dispositions du code du travail, est travailleur de nuit tout personnel qui :
  • soit accomplit au moins deux fois par semaine selon son horaire de travail habituel au moins 3 heures de son temps de travail quotidien durant la période nocturne définie ci-dessus,
  • soit accomplit au cours de l’année au moins 270 heures d’amplitude, durant la période nocturne telle que définie ci-dessus.
 
- pour les personnels ambulanciers dont le contrat de travail ou un avenant à celui-ci prévoit leur affectation exclusive à des services de nuit, les heures d’amplitude entre 22 heures et 5 heures ouvrent droit à un repos de 15 %
- pour les autres personnels ambulanciers, les heures d’amplitude entre 22 heures et 5 heures ouvrent droit à un repos de 5 %
 
Sur demande du salarié, une partie de cette compensation peut être transformée en compensation pécuniaire, sans que cette transformation puisse avoir pour effet de réduire le temps de repos acquis à moins de 5%
Sous réserve des règles particulières prévues par le présent article les personnels concernés bénéficient de l'ensemble des dispositions légales et réglementaires relatives au travail de nuit dans les conditions qu'elles fixent.
De ce point de vue, les entreprises devront porter une attention particulière à l’organisation des horaires des travailleurs de nuit afin de leur faciliter l’exercice de leur vie professionnelle nocturne en tenant compte de leurs obligations familiales et sociales.
La considération du sexe ne pourra être retenue par l’entreprise pour embaucher ou ne pas embaucher un salarié à un poste de travail comportant du travail de nuit conférant à l’intéressé la qualité de travailleur de nuit.
Ce principe s’applique également en matière de rémunération, de formation, d’affectation, de qualification et de promotion professionnelle.
 
·         Temps de repos et de pause, rédigé comme suit :
 
 
« Les personnels ambulanciers bénéficient d’un temps de pause quotidien dans les conditions de l’article L.220-2 du code du travail.
La période de pause peut être remplacée par un repos d’une durée équivalente avant la fin de la journée suivante dans les conditions de l’article L.220-3 du code du travail. »
 
  • Il est créé un nouvel article 20 « Commission de suivi du présent accord », rédigé comme suit:
 
« Il est institué, dans le cadre de la Commission nationale d'interprétation et de conciliation, une commission nationale de suivi du présent accord, composée des parties signataires ou adhérentes à celui-ci, ayant compétence pour connaître des difficultés relatives à l'interprétation de ses dispositions. » 

Pour le moment rien de signer, une nouvelle négociation est d’ores et déjà prévue courant Novembre.
 

Pour ceux qui désirent avoir le texte dans son intégralité, (format words)
Il suffit d’envoyer un mail au webmaster.
 
Publié dans : NOS CONDITIONS DE TRAVAIL
Mercredi 17 octobre 2007

Bon des news
La situation actuelle n'évolue pas dans le bon sens !!!

- Apparemment rien de signer le 15/10,

Le patronat n’ayant pas eu son augmentation tarifaire.

 

            - L’intervention du président de la cnic, porter uniquement sur l’écriture même la syntaxe de l’avenant n°3, le reste fond de l’avenant restant inchangé, son intervention avant la sous commission d’extension, « coupe les pattes » aux organisations syndicales opposante a cet avenant qui aurait pu soulevé les point litigieux lors de cette sous commission.

            - Je n’est pas encore  le texte de l’avenant réécrit, mais apparemment rien de neuf toujours le maintien du travail gratuit, et des conditions de travail déplorable, cependant un point reste intéressant :

Si le temps de présence dans l’entreprise est consacré en totalité à l’ activité professionnelle (ou accessoire à celle-ci) et que les périodes d’inaction, justifiant en droit le régime d’heures d’équivalence sont inexistantes et ce même pendant les permanences. (À tel point que bien souvent ont n’a pas le temps de se restaurer)

Le problème de l’application automatique de ce régime d’équivalence reste donc entier.

  Il faut rappeler que même si le droit permet de mettre en place un régime d’équivalence, il faut que les périodes d’inaction, justifiant ce dispositif soient réelles, sinon le paiement de toutes les heures peut être exigé.

 

- Je vous invite donc à noter heure par heure le détail de votre activité journalière, prouvant ainsi l’inexistence de ces temps d’inactions. Permettant une requête devant un tribunal de prud’homme et qui preuves a l’appui permettra d’obtenir gain de cause. 


A lire l'analyse de la CGT sur la réunion du 15/10/07, qui je doit le dire, est très pertinante, voici le lien:
http://www.transports.cgt.fr/spip.php?article100 

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